Pour cette édition 2023 du Fed IT Pulse, ce sont plus de 600 profils spécialisés dans les métiers de la transformation digitale et des systèmes d’information qui ont été interrogés. Une nouvelle édition qui compare aussi leur vision de l’emploi avec celle des recruteurs. Dans un mar­ché toujours plus tendu, les entreprises ont-elles bien compris ce qu’attendent les professionnels IT ?

13 juillet 2023 • FED IT

Visuel Fed IT Pulse 2023
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Recherche d’emploi, choix du poste, fidélité à l’entreprise… Comment attirer et retenir les profils IT dans un marché du travail favorable aux candidats ? C’est ce qu’a voulu savoir Fed IT, le cabinet spécialisé dans le recrutement des métiers de la transformation digitale et des systèmes d’information à travers son étude annuelle, le Fed IT Pulse. 641 candidats Fed IT et 22 entreprises qui recrutent ce type de profils ont répondu à cette enquête entre mars et mai 2023. 
Une étude de rémunération par région est également proposée.


Des profils très recherchés et volatiles 

Les professionnels de l’IT restent sur-solli­cités. 59 % d’entre eux ont reçu entre 1 et 6 sollicitations dans les 6 derniers mois et, pour plus de 20 % d’entre eux, 7 sollicitations et plus. 80 % déclarent avoir reçu entre 1 et 10 offres intéressantes. Une population qui a donc le choix et qui n’hésite pas à en profiter. Il suffit d’ailleurs d’un entretien annuel qui ne les satisfait pas pour déclencher des velléités de mobi­lité pour 36 % des répondants.

À noter que lorsqu’ils débutent dans un nouveau poste, seule la moitié d’entre eux (56 %) se projettent à 3 ans ou plus dans l’entreprise.

L’étude dresse aussi le portrait type du candidat : il cherche un poste polyvalent (66 %), en CDI (85 %), dans une entreprise (87 %) de taille modérée (82 %). 

Les difficultés des recruteurs

Presque tous les recruteurs font état de difficultés à recruter, en particulier des profils de data scientists, administrateurs systèmes et réseaux, PMO et techniciens. Outre le décalage entre l’offre et la demande, il est intéressant de noter que 61 % d’entre eux déclarent être entravés par un écart trop important entre le salaire pratiqué en interne à poste égal, et celui qu’il faudrait proposer pour attirer les nouveaux talents.

Ils déclarent également à 95 % privilégier les compétences comportementales / soft skills lors d’un recrutement. Ils préfèrent miser au départ sur la personnalité et la capacité à apprendre, plutôt que sur des connaissances techniques qui pourront s’acquérir par la suite.

D’ailleurs, pour contourner la pénurie de candidats qui répondent à 100 % de leurs critères initiaux, ils affirment être prêts à sélectionner des candidats moins expérimentés (89 %) ; et à leur proposer des formations, une fois en poste (68 %). En revanche, seuls 32 % des répondants sont disposés à augmenter le salaire prévu initialement ou à proposer des avantages complémentaires.

 

Attentes des candidats : les recruteurs sont-ils alignés ?

Alors que la rémunération est citée comme cri­tère principal par les candidats pour choisir un poste ou rester dans l’entreprise, les recruteurs ne la citent même pas dans les critères d’attractivité et de fidélisation. Il en est de même pour la proximité géographique, un critère qui fait pourtant la différence entre 2 offres d’emploi équivalentes pour 41 % des candidats interrogés.

Les recruteurs jugent que le télétravail est le plus important, alors qu’il n’est classé que 3ème par les candidats. En revanche, ils tapent plutôt juste concernant la recherche d’équi­libre vies professionnelle/personnelle, qui est effectivement une réalité côté candidats pour ne pas quitter l’entreprise. 


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