« La richesse de mon métier ne repose pas sur le traitement d’un patient mais d’un duo mère-enfant »
Voici ce que Gwendoline Hertel, infirmière puéricultrice et directrice de crèche, a confié au micro de Maëva Ramsahai, chef de projets content marketing chez Fed Group.
Après plusieurs années à exercer en tant qu’infirmière puéricultrice dans différents services, Gwendoline a quitté le milieu hospitalier pour s’orienter vers un autre domaine dans lequel les infirmières puéricultrices peuvent travailler : la crèche.
Aujourd’hui, elle est directrice de crèche.
Dans ce nouvel épisode de Voix de soignants, Gwendoline retrace son parcours et raconte son quotidien.
Ecoutez sans plus attendre son retour d'expérience.
Le parcours et Gwendoline Hertel
Gwendoline a suivi la formation d’infirmière puis la spécialisation en puériculture. Après plusieurs années en chirurgie et en néonatalogie, elle a choisi la crèche pour donner un autre sens à son action auprès des enfants et des familles. Son parcours illustre bien la polyvalence du métier : gestes techniques pointus, surveillance postopératoire et accompagnement parental.
Quelle formation pour devenir infirmière puéricultrice ?
La formation se déroule sur plusieurs années :
- Concours d’entrée + 3 ans pour le diplôme d’infirmier
- 1 année de spécialisation en puériculture
- Multiples stages recommandés : bloc opératoire, maternité, néonat.
Gwendoline insiste : la formation se construit par la pratique. Il ne faut pas hésiter à cumuler des expériences sur le terrain pour confirmer ses appétences et affiner sa posture.
Une journée type : rigueur technique et disponibilité humaine
Le quotidien combine protocoles stricts et attention aux personnes.
- Préopératoire : vérifications, consentements, préparation du patient.
- Postopératoire immédiat : passages rapprochés (toutes les heures puis espacés), pansements, gestion de la douleur.
- En néonatologie : prise en charge duo mère-enfant, accompagnement à l’allaitement, surveillance spécifique du nouveau-né. Gwendoline rappelle que la surveillance technique doit toujours s’accompagner d’une parole rassurante (même si ce n'est que deux minutes d’écoute, elles peuvent tout changer.)
L’écoute comme compétence clinique
Voilà le fil rouge du témoignage. Quelques principes simples à appliquer immédiatement :
- Poser des questions ouvertes et laisser le silence utile.
- Reformuler pour vérifier la compréhension.
- Rassurer en expliquant les étapes du soin, en langage accessible.
Ce que le terrain apprend mieux que la théorie
Gwendoline raconte une rencontre marquante : une maman lui a montré une technique de massage de bébé qui était très différente de ce qu’elle avait appris en formation. En 15 minutes, elle a intégré une pratique nouvelle.
Le message : rester curieux et apprendre des patients et des familles.
Contraintes du métier et stratégies pour les gérer
Le métier est chronophage et exigeant. Voici quelques conseils pratiques de Gwendoline :
- Prioriser les actions : distinguer l’urgent du relationnel.
- Réserver 2 à 5 minutes d’échange par patient pour créer du lien.
- S’appuyer sur l’équipe : partager l’information et déléguer quand c’est possible.
Pourquoi avoir choisi d'exercer en crèche ?
Gwendoline a choisi la crèche pour la stabilité contractuelle et la possibilité d’accompagner l’enfant sur une période plus longue. Le rôle évolue vers l’accompagnement pédagogique : développement moteur, affectif et social. Gwendoline apprécie particulièrement d'exercer en crèche car même si c'est une continuité différente de son cursus initial, ça reste complémentaire du soin hospitalier.
Conseils pour les étudiants et jeunes professionnels
- Multipliez les stages pour explorer plusieurs environnements.
- Travaillez vos soft skills : empathie, communication, reformulation.
- Entraînez-vous aux gestes techniques en simulation avant la pratique réelle.
- Ne vous cantonnez pas à un service qui ne vous convient pas : changez pour apprendre.
- Cherchez un mentor sur le terrain et demandez du feedback régulier.
Pour aller plus loin :
- Sage-femme : le plus beau métier du monde ?
- Immersion dans le quotidien d'une éducatrice spécialisée libérale
- Le métier de psychomotricienne auprès d'enfants autistes
FAQ
1. Quelles études faut-il faire pour devenir infirmière puéricultrice ?
Pour devenir infirmière puéricultrice, il faut d’abord obtenir le diplôme d’État d’infirmier (formation en 3 ans), puis réussir le concours de spécialisation en puériculture ou suivre une formation complémentaire d’environ un an. L’expérience en maternité ou en néonatalogie est fortement recommandée : elle permet d’acquérir les gestes techniques et la pratique des consultations préopératoires et du suivi néonatal.
2. Quelles sont les missions principales d’une infirmière puéricultrice ?
L’infirmière puéricultrice assure la surveillance médicale et les soins techniques (pansements, administration de traitements, surveillance post-opératoire) tout en accompagnant le duo mère-enfant. En crèche, elle prend en charge le suivi du développement, la prévention, l’éducation à la parentalité et la coordination avec les familles et les professionnels de santé.
3. Quelles compétences sont indispensables dans ce métier ?
Le métier exige des compétences techniques solides (monitoring, gestes d’urgence, anesthésie-réanimation en contexte spécialisé), une grande capacité d’écoute et d’empathie, ainsi que des compétences pédagogiques pour accompagner les parents. La gestion du stress, le travail en équipe pluridisciplinaire et l’adaptabilité aux situations imprévues sont également essentielles.
4. Comment créer rapidement du lien avec un patient ou une famille ?
Le lien se construit dès le premier contact : annoncer son nom, expliquer clairement les soins à venir et prendre quelques minutes pour écouter les inquiétudes. Même 3-5 minutes d’échange attentif suffisent souvent à rassurer et à instaurer la confiance. La qualité de la présence compte autant que la technique.
5. Comment évoluer vers un poste de direction de crèche ?
Pour accéder à la direction de crèche, cumuler de l’expérience terrain (maternité, néonatologie, poste en crèche) est un atout, ainsi que des formations en management et gestion d’établissement. Valoriser ses expériences par des certificats, un portfolio de projets et des compétences en coordination permet de passer d’un rôle clinique à un rôle managérial et pédagogique.
Fed Group donne aussi de la voix ...
- Aux recruteurs, dans notre podcast "Voix des recruteurs »
- Aux entrepreneurs du droit, dans notre podcast "Voix d’entrepreneurs du droit"
Qui sommes-nous ?
Fed Medical est un acteur clé du recrutement dans les milieux sanitaire, médico-social et de la santé en entreprise. Notre objectif est de forger des rencontres professionnelles porteuses de sens, soulignant vos compétences pour enrichir votre parcours professionnel et vos carrières. Chez Fed Medical, notre engagement est de soutenir chaque professionnel dans sa quête de vocation.
Nous recrutons un large éventail de professionnels : secrétaire médicale, médecin, infirmier, biologiste, technicien de laboratoire, manipulateur radio, pharmacien, directeur d'établissement, cadre de santé, ergothérapeute, kinésithérapeute, psychomotricien, orthophoniste, AMP, AES, éducateur spécialisé, assistant social médical, opticien, audioprothésiste, orthoptiste, radiologue, etc.
Les établissements dans lesquels nous intervenons incluent les laboratoires d'analyses médicales, appareillage optique et dentaire, hôpitaux, cliniques, EHPAD, services de soins à domicile, SSR, et entreprises du secteur médico-social