22 janvier 2026 • FED Medical • 1 min

"Le mieux quand on soigne des gens, c'est de les sauver !"

C’est ce qu’a confié Philippe VEROLI, anesthésiste-réanimateur en libéral, au micro de Maëva Ramsahai, chef de projets content marketing chez Fed Group 🎤

A la retraite depuis quelques années, Philippe a souhaité nous faire entrer dans les coulisses de son métier d’anesthésiste-réanimateur pour ce nouvel épisode de Voix de soignants.

Pour nous, il est revenu sur sa carrière en nous partageant son parcours et les spécificités de son métier.

Ecoutez sans plus attendre le retour d’expérience de Philippe.


Un parcours guidé par l’envie de sauver des vies

Après un internat centré sur la réanimation et des responsabilités de chef de clinique, Philippe Veroli a choisi l’anesthésie-réanimation. Sa carrière l’a mené de la greffe hépatique à une installation en libéral dans une clinique parisienne, où il a exercé pendant trente ans.


Missions principales : anesthésie et réanimation

Trois axes structurent son quotidien :

  • Au bloc opératoire : préparer et sécuriser l’anesthésie pour que le chirurgien puisse opérer en toute sécurité ;
  • En réanimation : prendre en charge les patients en détresse, post-opératoires ou en urgence médicale ;
  • En consultation préopératoire : évaluer les risques, choisir la technique la plus adaptée et rassurer le patient avant l’intervention.

Compétences techniques et raisonnement clinique

"Le deuxième intérêt que j'ai trouvé, c'est le fait justement d'allier des compétences intellectuelles à de la pratique technique."

Philippe insiste sur l’équilibre entre geste manuel et activité intellectuelle. Parmi les compétences clés :

  • Pose de cathéters et gestion des perfusions ;
  • Ventilation mécanique et réglages des ventilateurs ;
  • Blocs loco-régionaux guidés par échographie ;
  • Usage des dispositifs d’épuration extra-rénale en réanimation.


Le travail d’équipe : un impératif

L’anesthésie-réanimation est un travail de structure : chirurgiens, IBODE, infirmières spécialisées, pharmaciens et équipes d’étage forment la chaîne de soin. La coordination et la communication sont indispensables pour la sécurité du patient.

Les différences concrètes entre public et privé

Deux différences majeures :

  • Le statut : le salariat dans le public versus une rémunération à l’acte dans le privé ;
  • L'organisation : le privé peut exiger une rotation des blocs plus intense avec des horaires plus conséquents contrairement au public qui propose souvent une composante recherche et enseignement.

Médecine énergétique et prévention : une approche complémentaire

Formé à la médecine chinoise et à la nutrition, Philippe considère ces approches comme complémentaires, notamment pour la prise en charge des maladies chroniques et la préparation opératoire. Il a synthétisé ses recommandations dans son ouvrage Opération réussie.


Les avantages et les limites du métier 

La variété des cas et l’alliance entre raisonnement et geste technique sont, pour Philippe, les moteurs du métier. L’anesthésie-réanimation impose une formation continue et une curiosité permanente.

La contrepartie est exigeante : longues heures, gardes, nuits et week-ends. Philippe évoque des rythmes soutenus pendant de longues années et rappelle qu’il faut accepter la charge de travail.


Conseils pratiques aux étudiants et jeunes professionnels

  • Choisir le métier par passion et accepter l’effort ;
  • Multiplier les stages pratiques et l’observation in situ ;
  • Développer compétences techniques et qualités relationnelles (communication, gestion du stress) ;
  • S’ouvrir aux approches complémentaires (nutrition, prévention) pour améliorer le parcours patient.

Pour aller plus loin : 

FAQ

1. Quel est le rôle d’un anesthésiste-réanimateur ?

L’anesthésiste-réanimateur assure la sécurité des patients avant, pendant et après une intervention chirurgicale : préparation anesthésique, gestion des fonctions vitales au bloc et prise en charge en réanimation si l’état du patient l’exige. Il coordonne aussi les équipes médicales et paramédicales impliquées.

2. À quoi sert la consultation préopératoire et que doit-on y attendre ?

La consultation préopératoire permet d’évaluer les risques, de choisir la technique d’anesthésie la plus adaptée (générale, locorégionale, mixte) et de rassurer le patient. C’est le moment de transmettre vos antécédents, traitements et questions — et de repartir avec des consignes claires pour la préparation à l’opération.

3. Quelles compétences techniques sont indispensables pour cet exercice ?

Parmi les compétences-clés : pose de voies veineuses et cathéters, gestion des perfusions, maîtrise de la ventilation mécanique, blocs loco-régionaux guidés par échographie et connaissance des dispositifs de dialyse et d’épuration extra-rénale. Le geste s’appuie toujours sur un raisonnement clinique solide.

4. Quelles différences entre l’exercice en milieu public et en milieu privé ?

Les principales différences se trouvent dans le statut et l'organisation : dans le public, le médecin est souvent salarié avec une part recherche/enseignement ; dans le privé, la rémunération est fréquemment liée à l’acte et les blocs peuvent tourner davantage, impliquant des horaires plus soutenus. L’équipement et la charge de travail varient selon les établissements.

5. Quels conseils donner aux étudiants qui veulent se lancer dans l’anesthésie-réanimation ?

Choisissez la spécialité par curiosité et volonté d’effort : le métier demande un fort investissement temporel et intellectuel. Multipliez les stages sur le terrain, développez vos compétences techniques et relationnelles et entretenez la formation continue. La passion et le goût du travail en équipe sont indispensables.